jeudi 10 février 2011

Allende et l'expérience chilienne

Couverture du Livre de Joan E. Garcés « Allende et l'expérience chilienne »

Salvador Allende Gossens, Joan E. Garcés Allende et l'expérience chilienne
La construction du socialisme au Chili posait des problèmes particuliers. Si, dans ce pays, les institutions, les pratiques, les valeurs démocratiques étaient vivantes et profondément enracinées, l'économie était étroitement dépendante du système capitaliste international. La conquête du pouvoir par les organisations de travailleurs s'est heurtée à des obstacles et a provoqué des réactions qui ont finalement entraîné la fin tragique de l'expérience.
Nul ne peut parfaitement comprendre cette expérience historique sans en connaître tous les éléments : Joan Garcés les présente avec l'autorité et la compétence d'un chercheur qui fut conseiller politique et collaborateur de Salvador Allende. Son ouvrage sera apprécié de tous ceux qui, au-delà de l'émotion provoquée par les événements du Chili, sont préoccupés par le « passage au socialisme ».
Les choix tactiques que le gouvernement de l'Unité populaire a été amené à faire, ainsi que la stratégie contre-révolutionnaire qui a soumis le peuple chilien à la dictature militaire, ne peuvent pas laisser indifférents les mouvements socialistes, notamment ceux de l'Europe occidentale.

Langue français
ISBN-10 2-7246-0371-0
ISBN-13 978-2-7246-0371-2
Année de publication janvier 1976
Prix recommandé 13,72 €

samedi 5 février 2011

Koen Wessing « Chili September 1973 ».

Amsterdam, De Bezige Bij, 1973, 274x199mm, 48 pages, agrafé, couverture imprimée.
Illustré de 24 photographies dont 18 double page, imprimées en héliogravure.
Le reportage couvre la prise de pouvoir militaire du Chili et la chute et l’assassinat du président démocratiquement élu Salvador Allende; sans légendes les images rendent suffisamment compte de la violence de l’action militaire contre le peuple chilien. Il s’agit d’un épisode honteux de l’histoire moderne, le dictateur Pinochet ayant bénéficié de l’appui direct des Etats-Unis par l’intermédiaire de la CIA.  PBC page 117; Parr & Badger I, 229

lundi 28 décembre 2009

COUP D'ETAT AU CHILI : LA MORT DE SALVADOR ALLENDE



COUP D'ETAT AU CHILI : LA MORT DE SALVADOR ALLENDE

Les dossiers de l'écran - 15/01/1980 - 04min26s
Bref récit de la dernière journée du Président ALLENDE qui trouva la mort dans le coup d'Etat du 11 septembre 1973 suite à la trahison de l'armée. ITW Joan GARCES (ancien conseiller personnel de S. ALLENDE)

vendredi 31 octobre 2008

El nombre encontrado


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Photo Eduardo León
En la sierra mexicana de Nayarit, había una comunidad que no tenía nombre. Desde hacía siglos, esa comunidad de indios huicholes andaba buscando uno. Carlos González, uno de ellos lo encontró de pura casualidad.

Este indio huichol había ido a la ciudad de Tepic para comprar semillas y visitar parientes. Al atravesar un basural, recogió un libro tirado entre los desperdicios.

Sentado a la sombra de un alero, empezó a descifrar páginas. El libro hablaba de un país de nombre raro, que Carlos no sabía ubicar, pero que debía estar bien lejos de México, y contaba una historia de hace pocos años.

En el camino de regreso, caminando sierra arriba, Carlos siguió leyendo. No podía desprenderse de esta historia de horror y de bravura. El personaje central del libro era un hombre que había sabido cumplir su palabra.

Al llegar a la aldea, Carlos anunció, eufórico: ¡por fin tenemos nombre! Y leyó el libro, en voz alta, para todos. La tropezada lectura le ocupó casi una semana. Después, las ciento cincuenta familias votaron. Todas por sí. Con bailares y cantares se selló el bautizo.

Ahora tienen como llamarse. Esta comunidad lleva el nombre de un hombre digno que no dudó a la hora de elegir entre la traición y la muerte.

"Voy para Salvador Allende", dicen ahora los caminantes.

Eduardo Hughes Galeano
Memorias del fuego (III), El siglo del Viento

samedi 25 octobre 2008

Le nom trouvé par Eduardo Galeano.


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Eduardo Galeano

Dans la sierra mexicaine de Nayarit, se trouvait une communauté qui n'avait pas de nom. Cette communauté d'Indiens huichols se cherchait un nom depuis des siècles. Carlos Gonzalez l'a trouvé par hasard.

Cet Indien huichol était venu à la ville de Tepic pour acheter des semences et rendre visite à des parents. En traversant une décharge d'ordures, il ramassa un livre, jeté là. Il y avait bien des années que Carlos avait appris à lire dans la langue de Castille et, tant bien que mal, il y arrivait. Assis à l'ombre d'un avant-toit, il a commencé à déchiffrer les premières pages. Le livre parlait d'un pays bizarre que Carlos était incapable de situer mais qui ne devait pas être très loin du Mexique et il racontait une histoire récente.

Sur le chemin du retour, en montant la côte, Carlos a continué à lire. Il ne pouvait pas se détacher de cette histoire d'horreur et de bravoure. Le personnage central du livre était un homme qui avait tenu sa parole. En arrivant au village, Carlos a annoncé, euphorique

- Ça y est ! Nous avons enfin un nom !

Et il a lu le livre à haute voix pour tout le monde. La difficile lecture a duré presque une semaine. Ensuite les cent cinquante familles ont voté. Toutes ont dit oui. Le baptême s'est terminé par des chants et des danses.

Maintenant, ils savent comment s'appeler. La communauté porte le nom d'un homme digne qui n'a pas hésité, à l'heure où il lui a fallu choisir entre la trahison et la mort.

- Je vais à Salvador Allende, disent maintenant les passants.

Eduardo Galeano.

Mémoire du Feu Tome 3

Le Siècle du vent Plon, Paris 1993, page 360

ISBN : 2-259-19214-9

EAN : 9782259192149


Compte rendu de la «Soirée politique et culturelle d’hommage à Salvador Allende»

Une salle pleine a accueilli les différents intervenants, responsables politiques et diplomates, venus évoquer la pensée et l’œuvre du Président chilien et souligner l’actualité de son héritage.

La soirée a débuté par le dévoilement d’un grand portrait d’Allende, oeuvre du peintre Henri Muñoz-Horeau.

Mélina Cariz, maîtresse de cérémonie, a lu un message envoyé par Guillermo Teillier, Président du PCCh.

Jacques Fath, responsable des Relations internationales du PCF, a souhaité la bienvenue aux participants, excusé l’absence de la secrétaire nationale, Marie-George Buffet, retenue par le congrès de l'ANECR, et souligné l’actualité pour l’Europe de l’œuvre d’Allende.

En rappelant d’autres activités conjointes des communistes français et chiliens (la commémoration des trente ans du coup d’Etat et les hommages à Pablo Neruda et à Gladys Marin), le responsable communiste a montré la dimension qu’a encore aujourd’hui la figure d’Allende, un révolutionnaire qui occupe une place particulière dans l’histoire du siècle dernier.

J. Fath a fait ressortir la démarche unitaire de S. Allende pour construire un mouvement participatif, indépendant et populaire qui voulait, avec la participation des travailleurs organisés et grâce à de nouvelles institutions, établir une véritable démocratie ainsi que l’indépendance économique du pays.

D’après lui, les expériences progressistes qui surgissent en Amérique Latine (AL) «dignes héritières des idées défendues par S. Allende» soulèvent d’énormes espoirs. Ces rassemblements populaires, a-t-il ajouté, dont on commence à percevoir les fruits, sont en butte à l’agressivité des Etat-Unis, bien que le rapport de forces se soit incliné en faveur des peuples.

J. Fath a souligné la diversité de formes qu’adoptent ces mouvements émancipateurs, chacun suivant la route à son rythme, et révélateurs de la volonté profonde de transformation sociale des ces peuples qui ont survécu à de sanglantes dictatures.

Tout en rappelant l’état d’avancement de la lutte dans certains pays, le responsable communiste a salué la présence à la tribune de plusieurs personnalités, notamment celles de Madame Luzmila Carpio, ambassadrice de Bolivie, et de Leyde Rodriguez, conseiller politique de l’ambassade de Cuba.

Il a tenu à réaffirmer l’indéfectible solidarité du PCF envers le peuple cubain face au blocus américain et envers le peuple bolivien dans sa lutte émancipatrice pour établir une nouvelle constitution. Il a aussi exprimé ses vœux de succès aux forces révolutionnaires vénézueliennes lors des prochaines élections régionales.

En évoquant les prochaines élections chiliennes, municipales en octobre 2008 et présidentielles en décembre 2009, J. Fath a dénoncé l’injuste loi binominale et a souhaité, aussi bien pour le Chili que pour la France, l’instauration d’élections à la proportionnelle.

Finalement, J. Fath, en saluant les participants à la table ronde, a rappelé l’attachement des communistes à cette page d’histoire qui a été écrite par l’Unité Populaire (UP). Et il nous a invités, comme S. Allende, à écrire l’histoire tous ensemble.

Après une brève mais chaleureuse intervention d’Odette Baltra, fille de Mireya Baltra, ancienne ministre du Travail de Salvador Allende, l’animateur de la rencontre, Obey Ament, responsable des Relations internationales pour l’Amérique Latine (AL) du PCF, a tour à tour offert la parole aux intervenants.

Fernando Valenzuela, responsable du Parti communiste du Chili en France, souhaite la bienvenue aux participants au nom de son organisation.

En cette année du centenaire de S. Allende, selon F. Valenzuela, les nombreux hommages partout dans le monde ont placé la figure du Président à sa juste mesure, après des années de silence dans son propre pays. L’œuvre d’Allende au-delà du gouvernement populaire est essentiellement un acte politique du futur car il s’est toujours appuyé sur le peuple et encore plus sur les travailleurs organisés au sein de la Centrale Unique des Travailleurs (CUT).

Le responsable communiste a insisté sur le fait que l’unité de classe a permis la création d’alliances politique progressistes telles que l’Unité Populaire basée sur les deux partis ouvriers, Communiste et Socialiste.

En conclusion, il a mis en évidence que l’héritage d’Allende doit être étudié et analysé car il peut servir d’exemple d’unité et d’action en recherchant de nouvelles formes de participation populaire.

Luzmila Carpio Sangueza, ambassadrice de Bolivie en France, a déclaré d’emblée qu’Allende, en nous montrant le chemin de la lutte populaire vers la liberté et la démocratie, faisait partie de “la gauche propre qui ne transige pas”, mais surtout qu’il nous a appris à devenir autonomes.

Mme l’ambassadrice a rejeté l’impunité des dictateurs, notamment de l'ex-président néolibéral Gonzalo Sánchez de Lozada, responsable de la mort de 63 Boliviens. Elle soulève les graves problèmes qui se posent actuellement en Bolivie, la droite fasciste de Santa Cruz refusant, par la violence et les armes, de partager les richesses avec le reste du pays. Cette situation fait l’objet, d’après Mme Carpio, de la préoccupation des amis latino-américains, mais elle reste optimiste car la Bolivie peut compter sur l’appui de l’ensemble des pays du sous-continent groupés dans l’Unasur et aussi parce que l’expérience bolivienne ne concerne pas uniquement ce pays mais tout le monde. Tout le monde, dit-elle, car il faut regarder la Bolivie comme un camarade de lutte puisque le peuple bolivien aujourd’hui s’organise et se bat pour améliorer ses conditions de vie.
Elle a finalement manifesté la volonté du gouvernement de récupérer les ressources naturelles au profit du peuple et de refonder le pays à travers l’établissement d’une nouvelle Constitution.

«Evo est le Président d’une multitude qui s’autogouverne» a affirmé la représentante du peuple bolivien, en invitant à crier tous ensemble « plus jamais la dictature ! ».


Jack Ralite, ancien ministre, sénateur du Parti Communiste Français, commence son intervention en déclarant que le suicide d’Allende était un acte de dignité historique. Après avoir rappelé les circonstances du terrible coup d’Etat de Pinochet, il a remémoré les conditions de l’enterrement de Neruda, quelques jours après. Le sénateur s’est souvenu des morts, des prisons, notamment du stade national de Santiago, et l’arrivée des Chiliens survivants en France, leur installation dans les villes de gauche telles que Pantin ou Colombes, où il y a eu d’importantes communautés.

M. Ralite a évoqué le souvenir de l’un d’entre eux, Sergio Ortega, le compositeur de «El pueblo unido» qui a vécu en Seine-Saint-Denis et dirigé le Conservatoire de musique de Pantin. Il a aussi parlé de Carmen Hertz, l’épouse d’un disparu avec laquelle des activités ont été organisées. Ou encore il s’est souvenu de José Balmes, au moment de l’organisation de «Chile crea» en 1987, une initiative pour la vie, la civilisation et la culture.

Selon M. Ralite, aujourd’hui les pays qui ont pris le chemin de processus progressistes en Amérique Latine, interpellent les pays européens, notamment la France, car à travers eux l’héritage d’Allende se réalise.

Il a fini son allocution en invitant les participants au débat à défendre et mettre en oeuvre cet héritage car, dit-il, «nous serions inaccomplis» en ne le faisant pas.

Antoine Blanca, diplomate et historien, a précisé qu’il intervenait dans cette réunion en tant que représentant officiel du PSF.

M. Blanca qui a suivi de près le parcours du gouvernement populaire, rappelle que la première destination de F. Mitterrand nouvellement élu secrétaire général du PSF fut le Chili d’Allende car il représentait le symbole de l’union de la gauche.

La lutte pour la libération des prisonniers politiques après le coup d’Etat, d’après M. Blanca, et l’engagement de tous les secteurs de la gauche française, y compris les chrétiens, contre les crimes de Pinochet, a été un temps fort de la solidarité.
Il a rappelé l’énorme manifestation de 60.000 personnes organisée dans l’urgence par les instances politiques devant l’ambassade du Chili. L’un de ses souvenirs impérissables reste sa participation à l’enterrement de Pablo Neruda au cimetière de Santiago, qui constitue un des premiers actes de résistance contre le régime, au risque, pour les nombreux présents, de perdre la liberté, voire la vie. Il a aussi évoqué son amitié personnelle avec le chanteur Victor Jara, pour rappeler par la suite le rôle joué à l’époque par l’ambassadeur de France au Chili, M. De Menton, qui n’a pas hésité à ouvrir les portes de l’ambassade aux persécutés.

D’après M. Blanca le symbole de S. Allende se retrouve dans tous les événements émancipateurs en cours aujourd’hui en AL dont Allende serait fier. Il regrette cependant de ne pas retrouver, ni au Chili, ni en France, toute l’émotion et l’enthousiasme de cette époque et propose de soutenir sans tarder ces processus en se demandant s’il « faut attendre qu’il y ait des assassinats de démocratie pour réagir».

Leyde Rodriguez Hernandez, conseiller politique de l’ambassade de Cuba en France, a évoqué ce qu’Allende représentait pour le peuple cubain et la douleur ressentie à sa disparition. Il a retracé les visites et rencontres entre le peuple cubain et S. Allende. Déjà en janvier 1959, Allende était à La Havane, par la suite il est revenu en 1966 à l’occasion de la Tricontinentale et en 1972, en tant que Président du Chili, de retour de l’ONU.

M. Rodriguez Hernandez a poursuivi en rappelant qu’Allende, en 1968, avait accompagné les survivants de la guérilla du Che jusqu’à leur arrivée à Tahiti pour les confier personnellement à l’ambassadeur cubain en France.

En soulignant le courage, l’humanisme, la solidarité, la fidélité au marxisme et au socialisme d’Allende, le représentant cubain a affirmé que ces qualités lui ont coûté l’hostilité et l’agressivité de l’empire américain.

Selon M. Rodriguez., le triomphe électoral d’Allende en septembre 1970 est devenu le paradigme de l’ascension au pouvoir d’un gouvernement tourné vers le socialisme.

M. Rodriguez a constaté que ceux qui ont organisé le coup d’Etat contre Allende sont les mêmes qui ont attenté plus de 600 fois à la vie de Fidel, qui ont tenté un coup d’Etat contre Chavez en 2002, qui ont organisé le génocide dans la province de Pando en Bolivie, et qui mènent des actions terroristes contre Cuba.

Les peuples d’AL se réveillent de 200 ans de soumissions, a-t-il poursuivi, et l’héritage d’Allende est plus d’actualité que jamais car il représente la tradition de lutte du peuple latino-américain. Il constate aussi que l’impérialisme a perdu du terrain et que les conditions de lutte sont plus favorables aux peuples.

Cuba, fidèle à sa tradition internationaliste, a-t-il affirmé, n’a jamais faibli depuis dans la solidarité, même dans des conditions difficiles. Cuba, en résistant, espère que le XXI siècle verra triompher les idées d’Allende, du Che, de Morales, de Chavez sur le continent, a-t-il déclaré pour terminer.

René Piquet, ancien député européen, ancien vice-président du Groupe Gauche Unitaire Européenne- Gauche Verte Nordique (GUE-GVN), a affirmé que l’expérience chilienne est une histoire d’actualité, de générosité et d’unité.

M. Piquet a rappelé qu’il a été le dernier dirigeant communiste français à se rendre au Chili avant le coup d’Etat de Pinochet, ce qui lui a permis de vivre la combativité, l’unité, l’enthousiasme des gens. Il a également fait remarquer que l’histoire est un legs que nous recevons et qui nous aide à prendre des décisions.

Il a souhaité faire ressortir plusieurs points liés aux expériences politiques comme celle de l’UP. Tout d’abord, il a noté que rien ne se fait, dans le combat politique, sans l’engagement des peuples, des gens. Cette présence, a-t-il insisté, est l’essentiel, tandis que les partis ou autres organisations ne représentent que des moyens. Ensuite, a-t-il dit, la violence et la dictature sont toujours imposées par les classes privilégiées et de là le combat pour la démocratie devient essentiel car il crée les liens entre les gens et permet à chacun de s’exprimer. Le besoin de transformation, a continué M. Piquet, est toujours d’actualité.

Finalement M. Piquet a soutenu que la fragilité est propre au monde actuel et que la démonstration faite par le capitalisme de son incapacité à résoudre ses problèmes souligne encore plus la nécessité de changer de système pour construire un autre monde.

Alexis Corbière, premier adjoint à la mairie du 12ème arrondissement de Paris et représentant le sénateur Jean-Luc Mélenchon, apporte les salutations de celui-ci aux participants au débat.

Pour M. Corbière, l’histoire de la lutte d’Allende représente une pierre dans l’histoire des luttes émancipatrices. Une des leçons à tirer de l’exemple chilien est, selon M. Corbière, l’union de toutes les forces politiques de gauche, y compris en dehors de l’Unité Populaire, c'est-à-dire, le MIR.

L’expérience de l’Unité populaire d’Allende est, d’après M. Corbière, exemplaire en plusieurs points, y compris pour la France. D’abord la mobilisation populaire qui assure les voix électorales, ensuite l’union des forces de gauche, qui met l’accent sur la question sociale sans laquelle aucune force politique d’envergure et stable ne pourra être créée. Enfin, il met en valeur la mise en place d’une politique de développement culturel par le gouvernement de l’Unité Populaire.

Armando Uribe Echeverria, Président du Parti Socialiste du Chili en France, a débuté son intervention en affirmant que cet hommage à Allende était très émouvant.

Il a ensuite raconté son périple, au moment du coup d’Etat, depuis Beijing, où son père était diplomate, nommé par Allende, jusqu’à son arrivée à Paris. C’est en France qu’il s’est abreuvé aux sources de la république et de la révolution française.

M. Uribe a, par la suite, développé son hypothèse sur la nation chilienne. Il a notamment souligné que la nation chilienne a eu l’occasion d’exister très peu de fois dans l’histoire. Il a identifié trois moments depuis l’Indépendance du pays : en 1890 lors des grands mouvements sociaux, au moment de la création des partis politiques populaires (radical, communiste, socialiste) au début du XXème siècle, et à la fin des années 30 lors de l’ascension de Pedro Aguirre Cerda au gouvernement. D’après M. Uribe, l’identité de la nation chilienne a été réveillée par les campagnes électorales et l’élection d’Allende à la Présidence. Dans ce sens, selon M. Uribe, Allende est un grand patriote car il a participé à la création de cette nation, une raison supplémentaire pour vouloir le supprimer, par la force, et jusqu’à son souvenir.

Aujourd’hui au Chili, a-t-il poursuivi, après avoir écarté Pinochet de la Présidence par une négociation nécessaire en 1989, la fracture politique ne fait que croître. Ceci, a-t-il continué, souligne le besoin urgent de retrouver une vie politique et démocratique dans le pays. C’est avec cet objectif, a finalement annoncé M. Uribe, qu’arrive le récent document unitaire signé par pratiquement tous les partis politiques anciennement membres de l’Unité Populaire.

Des messages de salutations ont été lus au cours de la soirée par la maîtresse de cérémonie :

de Mario Figueroa, avocat, professeur universitaire membre du Parti Socialiste Chilien,
d’ Olivier Duhamel, juriste, professeur de Droit à Sciences Po, journaliste.

La soirée s’est poursuivie par un acte culturel sous la grande coupole de l’édifice conçu par Oscar Niemeyer.

Michael Batz, directeur artistique du festival « Allende 100 », a pris la parole pour se rappeler avec émotion de deux moments qui ont marqué sa vie : l’élection du Président S. Allende et le jour du coup d’Etat de Pinochet.

Cette partie culturelle a vu la participation du groupe Trio Sans Frontières de Polo Gomez et du groupe de Libercanto. Des extraits de textes de Neruda ont été lus, entre les présentations musicales, par Quentin Bouissou et Adrien Le Ray.

Un vin d’honneur a été offert aux participants pour clore cette initiative à laquelle ont pris part plus de deux cent cinquante personnes.

Juan Carlos Cartagena.

mardi 21 octobre 2008

Remerciements aux participants à la «Soirée politique et culturelle d’hommage à Salvador Allende»


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Photo H Munoz-Horeau
Merci au Parti communiste français qui nous a facilité ses magnifiques locaux, ce qui a donné un éclat particulier à cet événement.

Merci à Jacques Fath, interlocuteur efficace et à l’écoute tout au long de ce projet.

Jacques, félicitations pour le travail que tu as effectué pour cette activité. C’était décidément une belle réussite. Merci pour ton l’allocution de bienvenue et pour ton intervention politique.

Transmets tous nos remerciements à la camarade Marie-George Buffet, pour le message de soutien qu’elle nous a fait parvenir par ton intermédiaire.

Merci a Guillermo Tellier, Président du Parti communiste chilien, pour son message de soutien et son encouragement.

Merci à Obey Ament d’avoir cru, dès le départ, à ce concept de soirée politique et culturelle autour d’Allende.

Obey, merci pour ta réactivité, ta jovialité et ton enthousiasme. Bravo pour ta recherche d’invités! Nous apprécions beaucoup ta vision d’activité politique liée à la culture et au partage, ouverte à un large public. Merci pour ton rôle d’ Arthur (modérateur animateur de la Table Tonde).

J’espère que nous aurons l’occasion de continuer à travailler ensemble dans le cadre d’autres activités politique solidaires.

Merci à Gérard Fournier pour avoir facilité l’implémentation de la logistique ainsi que la diffusion en interne au siège.

Gérard, félicitations pour ton travail ainsi que celui de ta collaboratrice Lila Larini et de tout le personnel des Services Généraux qui ont rendu possible l’activité. L’exposition, la Table ronde, le spectacle artistique culturel, la librairie éphémère Salvador Allende, et également le vin d’honneur doivent beaucoup à ton application. Merci également aux camarades de l’informatique qui ont permis les projections des diaporamas et la connectique WIFI pour le travail de préparation.

Merci au Trio « Sin Fronteras » pour leur prestation festive et colorée.

Polo, bonne chance dans la suite de votre parcours ! En tout cas, d’après la qualité de ton investissement, vous avez tout pour aller loin !

Merci à nos amis de « Libercanto » pour leur prestation solidaire et militante.

Rodolfo, transmets nos remerciements à chacun des membres du groupe - anciens et nouveaux Quilapayún des chants libres - pour votre long et renouvelé engagement et pour l’incroyable énergie que vous nous transmettez encore aujourd’hui.

Merci à Michael Batz, directeur artistique du festival, toujours prêt à s’engager et à donner de son temps quand il s’agit de la cause chilienne. Michael, merci pour ta participation et ton improvisation…

Aux lecteurs Quentin Bouissou et Adrien Le Ray, merci de nous avoir fait revivre, à travers vos voix, ces moments pleins d’émotion. Un chaleureux merci pour votre solidarité avec la cause chilienne.

Merci à Henri Muñoz-Horeau, pour le prêt de son tableau portrait de Salvador Allende et pour la gentillesse de nous avoir accompagné tout au long de la soirée.

Merci à Hernán L Toro pour son ancienne et fidèle collaboration.

Hernán, tes créations plastiques de la bannière du Blog « Allende 100 » et de l’affiche qui nous a servi d’identité graphique du projet, sont, comme toujours, de grande qualité.

Merci à l’Association des anciens prisonniers politiques chiliens en France pour nous avoir facilité leur exposition « Plus que jamais Salvador Allende ».

Merci au compañeros du Parti socialiste chilien en France de nous avoir facilité la magnifique photo qui a orné la salle de la Table ronde.

Merci à Léo Pardo pour sa collaboration permanente à la correction et la rédaction du Blog « Allende 100 », ainsi que pour son travail dans le dossier de presse «Siglo XXI », mis en ligne sur le blog Siglo XXI.

Merci à Nadine Briatte, pour ses idées, ses traductions et sa fidèle amitié, ce qui fait d’elle une des plus chiliennes des françaises de notre entourage.

Un grand merci à Nanette Liberona et à Aurelia Stammbach pour leur aide spontanée dans l’enregistrement vidéo de l’activité. Aurelia, Nanette, c’est grâce à vous que nous nous souviendrons en images de cette soirée.

Merci à Olivier Duhamel, ancien député socialiste européen, Professeur à Sciences Po, amis très chers des chiliens, pour son message de soutien.

Merci aux invités intervenants de la Table ronde « Allende et sa projection politique dans contexte latino-américain l'actuel» :

Merci à Madame Luzmila Carpio, Ambassadrice de Bolivie en France, qui nous a honorés de sa présence.

Merci au camarade Jaques Ralite, sénateur de la Seine-Saint-Denis.

Merci à Armando Uribe, Président du Parti socialiste chilien en France.

Merci à René Piquet, ancien député européen, ancien vice-président Gauche unitaire européenne - Gauche verte nordique.

Merci à Antoine Blanca, ancien Diplomate, historien, écrivain, dirigeant du Parti socialiste français, et grand connaisseur de l’Amérique latine et du Chili.

Merci à Monsieur Leyde Rodrίguez, conseiller politique de l’ambassade de Cuba en France.

Merci à Alexis Corbière, représentant de l’association Pour la République Sociale.

Merci à Fernando Valenzuela responsable du Parti communiste chilien en France.

Un grand merci à la jeune génération de franco-chiliens qui nous ont aidé à l’organisation et à la préparation de cette activité. Merci aussi pour leur temps donné et leur compréhension de nos vieux engagements.

Enfin un grand merci aux compañeros militants du Parti communiste chilien en France pour leur dévouement, leur travail militant. Leur diligence nous a permis de trouver le financement, la préparation et l’implémentation des empanadas, que nous avons dégusté avec fruition. Merci pour votre fidélité, votre endurance et votre amitié.